Résultats de l'enquête insertion CGE

La Conférence des Grandes écoles (CGE) vient de publier les résultats de sa 29ème enquête sur l’insertion professionnelle des diplomé•e•s de ses écoles membres. Des résultats qui permettent la mise en perspective des chiffres de l’ENSMM dans un contexte national impacté par la crise Covid-19.

 


l'enquête insertion CGE, c'est quoi ?

L’enquête annuelle de la CGE analyse la valorisation sur le marché du travail des formations dispensées par les Grandes écoles françaises via l’insertion professionnelle de leurs diplômés. Il s’agit de la 29ème édition de l’enquête. La forte participation des diplômés de l’ENSMM (près de 2 ingénieurs sur 3) garantit la fiabilité des données collectées.

 

Les premiers impacts de la crise sanitaire sur le recrutement des jeunes diplômés

Cette année, le contexte a été particulièrement défavorable au marché de l’emploi :

  • Le taux net d’emploi a enregistré une forte baisse de 16,9 points : 73,1%
  • 23,2 % des ingénieurs étaient encore en recherche d’emploi 6 mois après l‘obtention du diplôme.
  • La durée pour trouver un emploi est également un peu plus longue : 1,3 mois contre 1,01 lors de l’enquête précédente.
  • D’une manière générale, 67 % des ingénieurs ENSMM se sont dit impactés par la crise sanitaire, que ce soit par le recours au télétravail, par la baisse des offres d’emploi, ou encore en revoyant leurs prétentions salariales à la baisse.

Ces chiffres restent tout de même bons en comparaison à d’autres cursus et prouvent que les diplômes des Grandes écoles sont un gage d’insertion, même en période de crise exceptionnelle.

 

Zoom sur les femmes ingénieures

 

  • Le salaire des femmes ingénieures (en France et hors prime) est, pour la deuxième année consécutive, supérieur à celui des hommes de plus de 2,4% contrairement aux résultats nationaux pour lesquels le salaire des hommes s’annonce être supérieur à celui des femmes de 6,4 %.
  • Le taux net d’emploi concernant les femmes est quant à lui également supérieur avec 80,8 % contre 71,3 % pour les hommes.
  • Elles sont aussi globalement plus satisfaites que les hommes dans leur emploi actuel : 4,5 sur 5 avec 100 % « satisfaite » ou « très satisfaite » contre 4,1 et 81,3 % pour les hommes.

Ces résultats restent tout de même à relativiser car les femmes ingénieures ne représentent que 18 % de la population sondée et des réponses reçues.

 

L’apprentissage, toujours un vecteur d’insertion professionnelle efficace

Les diplômés de l’apprentissage représentent 21 ,9 % du taux de réponse et sont particulièrement appréciés sur le marché de l’emploi.

  • En témoigne un excellent taux net d’emploi malgré la crise Covid-19 : 90,3 % des ingénieurs ENSMM qui ont effectué leurs études en apprentissage sont en activité dans les 6 mois suivant leur obtention du diplôme, contre seulement 68% pour un cursus classique.
  • Les bénéfices de cet apprentissage transparaissent dans tous les indicateurs d’insertion : un taux de CDI en forte hausse (+12,5 pts), un salaire moyen (en France et hors prime) en augmentation pour la deuxième année consécutive (+6,3 pts) et un taux de cadres également en hausse (+5 pts).

 

Des chiffres globaux encourageants pour l’ENSMM

L’apprentissage et la parité semblent défier l’impact du Covid-19 sur le marché du travail et l’insertion des jeunes diplômés. Et l’ENSMM peut également se réjouir d’autres données encourageantes.

 

 

  • Un record est particulièrement remarquable, celui du taux d’ingénieurs ENSMM employés en Bourgogne-Franche-Comté. Ils étaient 18,3% l’an dernier, ils sont 31,3% cette année.
  • Le taux de cadres est toujours élevé et supérieur à la moyenne nationale : 90,7 % contre 88,9 % l’an dernier et 87,2 % au niveau national.
  • Les ingénieurs ENSMM sont particulièrement appréciés à l’étranger : 20,8 % des ingénieurs travaillent actuellement à l’étranger dont 90 % au sein des pays transfrontaliers (Suisse, Allemagne, Luxembourg, Belgique). C’est 11 points de plus que la moyenne nationale.
  • La polyvalence des ingénieurs ENSMM leur permet de s’ouvrir à une grande diversité de secteurs d’activités avec cette année et pour la première fois, le secteur de la métallurgie et la fabrication de produits métalliques qui arrive en tête.
  • D’un point de vue plus large, les indicateurs sont bons pour la promotion 2019 (insertion à 18 mois) et tous supérieurs à la moyenne nationale : 94 % de taux net d’emploi, 90 % en CDI, 91,5 % de cadres et 21,3 % à l’étranger.

 

 

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