Un ancien de l’ENSMM remporte le Prix Marius Lavet 2015 !

Le nom du lauréat a été dévoilé lors de la cérémonie de remise du prix le 23 mars 2015 à la Maison des Arts et Métiers à Paris : Pierre Gandel, de la société MMT, remporte le Prix Marius Lavet de l’ingénieur-inventeur 2015, devant trois autres nominés.

Pierre Gandel : de l’ENSMM au Prix Marius Lavet

Un ancien diplômé de l’ENSMM

Pierre Gandel, le lauréat, est CEO du Groupe Sonceboz depuis 2010. Il obtient son diplôme d’ingénieur de l’ENSMM en 1984, ainsi qu’une Maîtrise de Mécanique Appliquée et un DEA, en préparation à son doctorat en 1985. Il commence sa carrière dans la société suisse Portescap en 1984.

Le co-fondateur d’une grande société

En 1990, Pierre Gandel cofonde la société de recherche dans le domaine de l’électromagnétisme Moving Magnet Technologies (MMT), acquise par le groupe Sonceboz en 1995. En charge de MMT de 1995 à 2004, il prend ensuite la direction de la division Automobile du groupe Sonceboz, puis, en 2010 la direction globale du groupe (1 000 collaborateurs, 250 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Un prolifique inventeur de brevets

Auteur de nombreuses publications scientifiques et inventeur de 34 brevets dans le domaine des actionneurs, moteurs et capteurs électromagnétiques, il s’est fait le promoteur, tout au long de sa carrière, des méthodes d’innovation scientifiques au sein de son Groupe (Christensen, Gaelweiler, Malik…), ainsi que des processus de création de valeurs. Son principal apport est la diffusion d’inventions équipant des millions de produits, basés sur ses innovations scientifiques brevetées. La plupart des voitures circulant dans le monde sont équipées d’un ou plusieurs composants mécatroniques brevetés par MMT.

Les trois autres nominés

Alain Méthivier

Alain Méthivier est chercheur à l’IFP Énergies nouvelles (organisme public de recherche, d’innovation et de formation dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement). Il a effectué de la recherche fondamentale sur la nanotechnologie des matériaux adsorbants, et de l’exploitation industrielle. Durant 20 ans, sous le nom ELUXYL, il a innové dans tous les domaines de la technologie et parcouru toute la chaîne permettant d’aboutir au leadership mondial de la séparation de constituants chimiques fondamentaux pour l’industrie lourde, avec pour résultat, 50 millions de tonnes par an et 50 milliards d’euros par an de chiffre d’affaires.

Ses recherches portent sur le PET, polyéthylène téréphtalate, plastique indispensable pour de nombreux usages domestiques ou industriels et totalement recyclable. Par sa légèreté, il génère de substantielles économies de matières hydrocarbonées et diminue donc les émissions de CO2.

L’équipe d’Alain Méthivier dépose de 20 à 25 brevets par an. Lui-même figure sur 34 brevets dont 13 liés à ELUXYL.

BERTIN NAHUM

Bertin Nahum est le créateur de la société MedTech, spécialisée dans la conception et la commercialisation de robots chirurgicaux dont ROSA. Ce robot est spécialisé dans les opérations du cerveau et de la colonne vertébrale (ROSA Spine). Il équipe une trentaine d’hôpitaux dans le monde, dont 8 CHU en France.

Bertin Nahum est diplômé de l’Insa à Lyon et titulaire d’un master en sciences de la robotique de l’université de Coventry. Il a déposé de nombreux brevets et reçu en 2013 le prix de la « Société européenne de l’année dans le domaine de la robotique en neurochirurgie ». Il est diplômé de L’Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle de Limoges et a obtenu un doctorat en « Chemical Engineering » de l’École Nationale Supérieure des Mines.

Joseph Puzo

Joseph Puzo est le président-directeur général d’Axon’Cable, leader mondial dans le domaine des connexions et liaisons sur mesure. Le groupe conçoit et fabrique, sur cahier des charges, des fils, des câbles composites, des câbles plats flexibles, des cordons et harnais, des connecteurs et des mini-systèmes pour des applications de haute technologie.

A la pointe de la technologie et des solutions dans un domaine perçu comme « classique », il est leader sur les secteurs les plus exigeants, comme le domaine spatial (NASA, ASE, Ariane, LHC, CERN).

Joseph Puzo a déposé dix brevets. Ingénieur électronicien, il a complété sa formation de scientifique par une formation à l’INSEAD. Axon’Cable est présent dans le monde entier et emploie 1 700 personnes.

L’Association Marius Lavet : distinguer les ingénieurs-inventeurs

Le prix Marius Lavet

Sous l’égide de la Fondation de France, l’Association Marius Lavet décerne son Prix avec le parrainage de l’Association Ingénieurs et Scientifiques de France et la Fondation des Arts et Métiers. Parmi les récents lauréats de ce prix figurent :

  • 2013 : les fondateurs de Criteo, Franck Le Ouay et Romain Niccoli ;
  • 2012 : Bruno Maisonnier, fondateur d’Aldebaran Robotics, ex-aequo avec Bernard Didier, fondateur et DGA de Morpho Systems ;
  • 2011 : Bruno Guimbal, PDG des Hélicoptères Guimbal ;
  • 2010 : Jean-Pierre Cariou, CTO de Léosphère.

A propos de l’association

L’association perpétue le souvenir de Marius Lavet, ingénieur Arts & Métiers et Supélec. Inventeur du moteur pas à pas qu’il fera ensuite évoluer vers le mouvement à quartz, il est également le précurseur par l’exemple de la double compétence, avocat fervent de l’invention et des inventeurs. Souhaitant encourager la jeunesse à s’engager dans les études scientifiques, il légua une partie de ses biens à une Fondation pour créer en son nom un prix perpétuant ces valeurs.

Biographie de Marius Lavet (1894-1980)

Ingénieur de l’École Nationale des Arts et Métiers (Cluny 1910) et de l’École Supérieure d’Électricité (1911), Marius Lavet est à l’origine de la montre à quartz qui fit sa fortune et celle de l’industrie horlogère. Sa carrière s’est déroulée dans l’industrie horlogère, qui lui doit de nombreuses innovations technologiques. Il a déposé plus de cent brevets. En particulier, Marius Lavet est le père du micro-moteur pas à pas (brevet français 823 395 de 1936). Cette technique est une des bases de l’horlogerie électronique. Poursuivant ses travaux, il a mis au point en 1949 l’entretien des oscillations d’un quartz par un circuit électronique. Les plus grands noms de l’horlogerie (Junghans, Ebauches SA, General Time Corp., Bulova, Crouzet, Lip, Jaz) exploitent sous licence les brevets qu’il a déposés.