David Hériban

Formation initiale | PDG de Percipio Robotics

Titulaire du prix de l’innovation du premier concours national de la robotique collaborative.

Le 5 février 2015, le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique a organisé, pour la première fois, un concours sur le thème de la robotique. Percipio Robotics, start-up de l'institut FEMTO-ST, a obtenu le prix de l'innovation de la robotique collaborative, avec son robot « Chronogrip ».

Après sa formation à l’Ensmm, David intègre l’institut FEMTO-ST pour effectuer son projet de fin d’études, « dans un premier temps dans le département de la micromanipulation et ensuite dans le département de la robotique et plus particulièrement de la micro-robotique » Il rejoint l’équipe au milieu des années 2000, une époque où les machines à commandes numériques commencent seulement à apparaître dans le secteur industriel.

Le robot Chronogrip développé par David manipule et assemble des pièces microtechniques de quelques millièmes de millimètres à quelques millimètres. En réalité, il s’agit davantage d’un cobot dans la mesure où il repose sur la collaboration entre l’être humain et le robot. « L’idée de Chronogrip, explique t-il, c’est d’être extrêmement précis, d’assister l’homme dans le geste qui consiste à assembler des composants ». Ce cobot dispose d’un système d’interface qui permet à l’opérateur de faire des gestes 100 fois plus précis, avec un contrôle d’effort 1000 fois plus fin et une résolution d’image 50 fois plus fine qu’à l’œil nu. L’avantage du Chronogrip réside dans sa capacité à œuvrer dans nombre de domaines : de l’horlogerie à l’assemblage de microsystèmes (puces).

Le jeune ingénieur établit pour l’instant son robot dans le secteur industriel, mais sa technologie serait implantable dès aujourd’hui chez les horlogers tenus d’assembler des montres mécaniques de haute compilation. La miniaturisation est promise à un grand avenir et pas seulement au niveau industriel. La manipulation aisée de la miniaturisation impactera le domaine spatial – particulièrement pour la conception de satellites –mais aussi le domaine médical : « c’est d’ailleurs dans ce domaine que l’on observera le plus de progrès, notamment en ce qui concerne les prothèses implantables (pompes à insuline, pacemakers, capteurs…) »

Inscrite dans le Plan gouvernemental de la nouvelle France industrielle, la robotique va considérablement se développer. D’ici 2020, David vise le déploiement d’une centaine de robots Chronogrip dans l’industrie de l’horlogerie de pointe. En ce qui concerne la recherche, David et son équipe travaillent à développer d’autres systèmes robotiques pour des secteurs high-tech avec un objectif d’implantation mondiale sur des centaines de machines d’ici 2025.